(BnF
Gallica
Album primo-avrilesque... /
Alphonse Allais
Source gallica.bnf.fr / Bibliothèque nationale de France
(BnF
Gallica
( Allais, Alphonse (1854-1905). Auteur du texte. Album primo-
avrilesque... / Alphonse Allais. 1897.
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Source gallica.bnf.fr / Bibliothèque nationale de France
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COMPOSE
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s^tituclle préface par rameur;
2° De sept magnifiques planches gravées on taille-düucc et do ditterentos cuulcurs ;
3* D’une seconde Préface presque aussi spiriiuelle que la première,
Et enfin
D’une marche funèbre spécialement composée pour les funérailles d’un grand homme sourd.
PRIX : UN FRANC
PARTS. ^ PAUL OLLENDORFF, EDITEUR, â8b[â, rue de Ridielieu
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Ici
PRÉFACE
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Cyétait en /c?... (Ça ne nous rajeunit pas, tout cela,)
Amené à Pam's par un mien oncle, en récompense d'un troisième accessit
ddnstruction religieuse brillafnment enlevé sur de redoutables concurrents^ feus
roccasion de jmr, avant qiéil ne partît pour V Amérique, enlevé à coups de dollars,
le célèbre tableau à la manière noire, intitulé :
COMBAT DE NÈGRES DANS UNE CAVE, PENDANT LA NUIT ^"3
([} On ti'ouvera plus loin la repi'odiiction de cette admirable toile. Nous la publions avec la
permission spéciale des héritie?*s de l'auteur.
3
Uimpressîon que je resse^itis à la vue de ce passiomtanl chef-d* œuvre ne saurait
relever d'aucune description^
Ma destinée ni apparut brusquement en lettres de flammes.
— Et moi aussi je serai peintre! ni écriai-je en français (j^ ignorais alors la
langue italienne, en laquelle d'ailleurs je //n/, depuis, fait aucun progrès), (i).
Et quand je disais peintre, je in entendais : je ne voulais pas parler des
peintres à la façon dont on les entend le plus généralement y de ridicules artisans
qui ont besoin de mille couleurs différentes pour exprimer leurs pénibles
conceptions.
Non !
Le peintre en qui je m'idéalisais^ c était celui génial à qui suffit pour une toile
une couleur : V artiste y oserais-je dire, monochroïdaL
(i) Allusion y sans doute, à la fameuse parole : Anch' io son pittore.
4
Après vingt ans de travail opiniâtre^ ddnsondabhs déboires et de luttes
acharnées^ je pus enjin exposer une prejuière œuvre :
PREMIÈRE COMMUNION DE JEUNES FILLES CHLOROTiaUES
PAR UH TEMPS DE HETGE
Une seule Exposition m'avait offert son hospitalité, celle des Arts incohérents,
organisée par un nommé Jules Lévy, à qui, pour cet acte de belle indépen¬
dance artistique et ce parfait délachement de toute coterie^ j'ai voué une reconnais¬
sance quasi durable.
Si f ajoutais un mot à ces dires, ce serait un mot de trop.
Mon ŒUVRE parlera pour moi!
AI.PHONSE AI.LAIS.
COMBAT DE NÈGRES DANS UNE CAVE, PENDANT LA NUIT
(Reproduction du célèbre tableau.)
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STUPEUR DE JEUNES RECRUES APERCEVANT POUR LA PREMIÈRE FOIS TON AZUR,
0 MÉDITERRANÉE !
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DES SOUTENEURS, ENCORE DANS LA FORCE DE L’AGE ET LE VENTRE DANS L’HERBE,
BOIVENT DE L’ABSINTHE
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MANIPULATION DE L’OCRE PAR DES COCUS ICTÉRIQUES
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RECOLTE DE LA TOMATE PAR' DES CARDINAUX APOPLECTIOUES
AU BORD DE LA MER ROUGE
(Effet d'aurore boréale.)
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PREMIERE COMMUNION DE JEUNES FILLES CHLOROTIOUES
PAR UN TEMPS DE NEIGE
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Composée pour les
Funérailles o un grand homme sourd
Précédée d’une Préface de l’Auteur
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PRÉFACE
3j Auteur de ceite Marche funèbre s"esî inspiré^ dans sa composition, de ce
principe, accepte par tout le monde, que les grandes douleurs sont muettes.
I.es grandes douleurs étant muet les ^ les exécutants
$ occuper à compter des mesures, au lieu de se livrer à ce
relire tout caractère auguste aux meilleures obsèques.
devront uniquement
tapage indécent qui
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MARCHE FUNEBRE
COMPOSÉE POUR LES
FUNÉRAILLES D'UN GRAND HOMME SOURD
Lento rigolando.
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EN VENTE A LA MÊME LlBHAlHiE
ouvrages D’ALPHONSE ALLAIS
Collection in-î8 Jésus à -ï fi\ JO Je volume
On n'est pas des i)œufs.
A se tordre.
Le Parapluie de l’Escouade.
Rose et vert-pomme.
Deux et deux font cinq 2 + 2 = 5.
Le Bec en l’air.
lùim frantv coitire muéfl-jmle.
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